Celui qui ne se sent pas offensé par l'offense faite à d'autres hommes, celui qui ne ressent pas sur sa joue la brûlure du soufflet appliqué sur une autre joue, quelle qu'en soit la couleur, n'est pas digne du nom d'homme.
Qui peut, sans s'émouvoir, supporter une offense, peut mieux prendre à son point le temps de sa vengence et sa feinte douceur, sous un appât mortel, mène insensiblement sa victime à l'autel.
Quiconque a répondu par l'offense à l'offense n'a point à redouter la vindicte du ciel, et quiconque se voit, pour prix d'une imposture, infliger un affront, ne reçoit que son dû.