On peut aussi bien dire de la vie que c'est un art que de quoi que ce soit d'aute et on ne doit pas plus en considérer les grandes péripéties comme de purs hasards qu'on ne le ferait des proportions d'une belle statue ou d'un grand poème.
Ces théorèmes sévères ne sont pas intéressants par eux-mêmes : c'est que par eux-mêmes ils ne sont pas ; il faut les faire et les soutenir. Mais cette lumière, alors, qu'ils montrent, est plus belle que l'aurore ; c'est l'aurore de l'esprit.
L'esprit humain se forme non à choisir, mais à accepter ; non à décider si une oeuvre est belle, mais à réfléchir sur l'oeuvre belle. Ainsi, en dépit de lieux communs trop évidents, il y a imprudence à vouloir juger par soi. C'est l'humanité qui pense.